Revue de presse de la santé... informations sur les médicaments, les études et la recherche... c'est ici
jeudi 7 mai 2015
mercredi 6 mai 2015
mardi 5 mai 2015
Et voici l'autotest du sida
Réclamé de longue date par les associations et médecins, promis par la ministre de la Santé en décembre dernier pour cet été, le premier autotest sanguin de dépistage du sida va cette fois vraiment arriver en pharmacie. Fabriqué et commercialisé par la société française AAZ, il vient d'obtenir son marquage CE, sésame sans lequel sa vente sur le territoire était impossible
Le temps de le produire en quantité et de peaufiner quelques derniers détails, il sera disponible fin juin. De la même façon que l'on peut y acheter un test de grossesse, on pourra donc se procurer de quoi tester une goutte de sang et en quinze minutes connaître sa séropositivité. Sans passer préalablement par la case médecin, structure associative ou centre de dépistage, fût-il anonyme et gratuit.
Pour quoi faire ? En 2010, la gamme d'outils pour traquer la séropositivité s'était déjà élargie avec l'arrivée de tests d'orientation au diagnostic rapide (Trod) qui ont été mis à disposition des structures associatives. Accessible encore plus largement, l'autotest est salué par tous les spécialistes comme une arme de plus dans la lutte contre la propagation du virus, notamment pour aller chercher l'épidémie cachée -- et la traiter au plus vite --, chez ceux qui s'abstiennent de tout test, car ne se sentant pas « à risque ». Il ne s'agit pas d'un diagnostic complet, mais bien d'un dépistage qui détecte les anticorps produits lors de l'infection au VIH, indicateurs d'une réaction du système immunitaire qui a rencontré le virus.
Quelle fiabilité ? Comme le test Biosure HIV Self, autorisé dans les pharmacies anglaises il y a une semaine, l'autotest VIH made in France a une fiabilité proche des 100 %. Rien ne sert cependant de se précipiter en pharmacie dès le lendemain d'un rapport à risque. « On ne peut pas aller plus vite que la musique de nos corps », précise l'infectiologue Gilles Pialoux : il existe en effet un temps de séroconversion pendant lequel aucun anticorps n'est détectable. AAZ assure la fiabilité maximum de son autotest pour une infection qui date de trois mois, au minimum.
Où l'acheter, à quel prix ? L'autotest sera vendu 28 € (25 € si le gouvernement lui accorde une TVA à 5 % comme le préservatif) en pharmacie, en libre-service, ou sur le site Internet d'une officine. Les cabinets médicaux n'en auront pas à disposition, pas plus qu'ils n'ont eu accès aux Trod. « La législation en interdit la vente aux professionnels de santé, regrette Pierre, médecin généraliste. Il serait pourtant intéressant -- et simple -- de pouvoir le proposer à nos patients de la même façon qu'on leur propose un dépistage cholestérol... » Les structures associatives, elles, sont en pourparlers pour en obtenir et pouvoir dépister gratuitement les populations pour lesquelles le prix est trop élevé.
Et après, on fait quoi ? Si le test est positif, on ne le garde évidemment pas pour soi, prostré dans sa salle de bains ou en faisant l'autruche. « On n'est heureusement plus à l'époque où l'on songeait à se jeter par la fenêtre en cas de séropositivité », rassure-t-on chez Aides. Le dépistage, qui doit d'abord être suivi d'une prise de sang pour confirmer le diagnostic, permet d'être mis sous traitement rapidement : éviter, du coup, la propagation du virus à ses très proches et l'évolution vers la maladie déclarée. Pour ceux qui ne sauraient à quel médecin se vouer, la mise à disposition du test ira de pair avec l'accessibilité de la plate-forme d'écoute et d'orientation gratuite de Sida Info Service, 7 jours sur 7.
http://www.leparisien.fr/societe/et-voici-l-autotest-du-sida-05-05-2015-4746809.php
Le temps de le produire en quantité et de peaufiner quelques derniers détails, il sera disponible fin juin. De la même façon que l'on peut y acheter un test de grossesse, on pourra donc se procurer de quoi tester une goutte de sang et en quinze minutes connaître sa séropositivité. Sans passer préalablement par la case médecin, structure associative ou centre de dépistage, fût-il anonyme et gratuit.
Pour quoi faire ? En 2010, la gamme d'outils pour traquer la séropositivité s'était déjà élargie avec l'arrivée de tests d'orientation au diagnostic rapide (Trod) qui ont été mis à disposition des structures associatives. Accessible encore plus largement, l'autotest est salué par tous les spécialistes comme une arme de plus dans la lutte contre la propagation du virus, notamment pour aller chercher l'épidémie cachée -- et la traiter au plus vite --, chez ceux qui s'abstiennent de tout test, car ne se sentant pas « à risque ». Il ne s'agit pas d'un diagnostic complet, mais bien d'un dépistage qui détecte les anticorps produits lors de l'infection au VIH, indicateurs d'une réaction du système immunitaire qui a rencontré le virus.
Quelle fiabilité ? Comme le test Biosure HIV Self, autorisé dans les pharmacies anglaises il y a une semaine, l'autotest VIH made in France a une fiabilité proche des 100 %. Rien ne sert cependant de se précipiter en pharmacie dès le lendemain d'un rapport à risque. « On ne peut pas aller plus vite que la musique de nos corps », précise l'infectiologue Gilles Pialoux : il existe en effet un temps de séroconversion pendant lequel aucun anticorps n'est détectable. AAZ assure la fiabilité maximum de son autotest pour une infection qui date de trois mois, au minimum.
Où l'acheter, à quel prix ? L'autotest sera vendu 28 € (25 € si le gouvernement lui accorde une TVA à 5 % comme le préservatif) en pharmacie, en libre-service, ou sur le site Internet d'une officine. Les cabinets médicaux n'en auront pas à disposition, pas plus qu'ils n'ont eu accès aux Trod. « La législation en interdit la vente aux professionnels de santé, regrette Pierre, médecin généraliste. Il serait pourtant intéressant -- et simple -- de pouvoir le proposer à nos patients de la même façon qu'on leur propose un dépistage cholestérol... » Les structures associatives, elles, sont en pourparlers pour en obtenir et pouvoir dépister gratuitement les populations pour lesquelles le prix est trop élevé.
Et après, on fait quoi ? Si le test est positif, on ne le garde évidemment pas pour soi, prostré dans sa salle de bains ou en faisant l'autruche. « On n'est heureusement plus à l'époque où l'on songeait à se jeter par la fenêtre en cas de séropositivité », rassure-t-on chez Aides. Le dépistage, qui doit d'abord être suivi d'une prise de sang pour confirmer le diagnostic, permet d'être mis sous traitement rapidement : éviter, du coup, la propagation du virus à ses très proches et l'évolution vers la maladie déclarée. Pour ceux qui ne sauraient à quel médecin se vouer, la mise à disposition du test ira de pair avec l'accessibilité de la plate-forme d'écoute et d'orientation gratuite de Sida Info Service, 7 jours sur 7.
http://www.leparisien.fr/societe/et-voici-l-autotest-du-sida-05-05-2015-4746809.php
lundi 4 mai 2015
Coeur artificiel Carmat : le 2e patient implanté est décédé
Le deuxième patient qui s'est vu implanter un coeur artificiel Carmat est mort samedi d'une insuffisance respiratoire, près de 9 mois après son opération. C'est la société qui l'a annoncé ce lundi dans un communiqué.
http://lci.tf1.fr/science/sante/coeur-artificiel-carmat-le-2e-patient-implante-est-decede-8604346.html
Il y a un mois à peine, les nouvelles étaient pourtant rassurantes. Le deuxième patient ayant reçu un coeur artificiel conçu par Carmat est décédé le 2 mai, a annoncé ce lundi la société française dans un communiqué, confirmant une information de Libération. Il a été hospitalisé à Nantes vendredi 1er mai dans la soirée à la suite d'une insuffisance circulatoire. "Une dérive fonctionnelle de la prothèse" a été constatée. Une nouveau coeur lui a alors été implanté mais le patient a souffert de complications post-opératoires.
L'homme de 69 ans avait été opéré pour la première fois le 5 août dernier au CHU de Nantes (Loire-Atlantique). Il aura donc survécu près de neuf mois avec le coeur artificiel. Dans un entretien au JDD en avril dernier, il disait pourtant se "sentir revivre". Son médecin racontait même que son patient avait repris l'activité physique et saluait ses progrès. "Son quotidien, c'est celui de nous tous", affirmait ainsi le spécialiste à ce moment-là.
Un 3e patient implanté
Carmat a par ailleurs confirmé l'implantation de son coeur artificiel chez un troisième patient le 28 avril, dans le cadre d'un essai de faisabilité, qui doit inclure au total quatre patients en insuffisance cardiaque dont le pronostic vital est engagé à brève échéance. "La société mène actuellement l'analyse des données de la prothèse dans le respect du protocole de l'essai clinique, afin d'identifier les causes possibles du décès et d'assurer des conditions de sécurité maximale pour le troisième patient implanté", explique la société dans son communiqué. Les critères de succès comportent entre autres la survie à 30 jours après l'implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.
Le premier porteur d'un coeur artificiel Carmat, Claude Dany, 76 ans, était lui aussi décédé le 2 mars 2014, 74 jours après l'implantation
L'homme de 69 ans avait été opéré pour la première fois le 5 août dernier au CHU de Nantes (Loire-Atlantique). Il aura donc survécu près de neuf mois avec le coeur artificiel. Dans un entretien au JDD en avril dernier, il disait pourtant se "sentir revivre". Son médecin racontait même que son patient avait repris l'activité physique et saluait ses progrès. "Son quotidien, c'est celui de nous tous", affirmait ainsi le spécialiste à ce moment-là.
Un 3e patient implanté
Carmat a par ailleurs confirmé l'implantation de son coeur artificiel chez un troisième patient le 28 avril, dans le cadre d'un essai de faisabilité, qui doit inclure au total quatre patients en insuffisance cardiaque dont le pronostic vital est engagé à brève échéance. "La société mène actuellement l'analyse des données de la prothèse dans le respect du protocole de l'essai clinique, afin d'identifier les causes possibles du décès et d'assurer des conditions de sécurité maximale pour le troisième patient implanté", explique la société dans son communiqué. Les critères de succès comportent entre autres la survie à 30 jours après l'implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.
Le premier porteur d'un coeur artificiel Carmat, Claude Dany, 76 ans, était lui aussi décédé le 2 mars 2014, 74 jours après l'implantation
http://lci.tf1.fr/science/sante/coeur-artificiel-carmat-le-2e-patient-implante-est-decede-8604346.html
Fin de vie : le docteur Bonnemaison retrouve un poste à l'hôpital de Bayonne
L'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison a retrouvé lundi "un poste non médical" dans un service administratif de l'hôpital de Bayonne, a annoncé la direction de l'établissement.
"A compter de ce jour, Nicolas Bonnemaison occupe un poste de chargé d'études dans le secteur administratif, auprès de la Direction des Affaires générales et de la Direction des Affaires financières", indique dans un bref communiqué la direction du Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB) à Bayonne.
En février, Michel Glanes, directeur du CHCB, nous avait indiqué avoir "donné son accord pour qu'une réflexion soit engagée autour de la réintégration professionnelle du Dr Nicolas Bonnemaison."
Mais le Parquet général, qui avait requis cinq ans de prison avec sursis, a fait appel le 2 juillet de l'acquittement. Nicolas Bonnemaison sera donc rejugé devant une Cour d'assises, à Angers, du 12 au 23 octobre.
Nicolas Bonnemaison pourra demander le réexamen de la décision de radiation qui le frappe si, après le verdict en appel à Angers, des faits ou éléments nouveaux sont de nature à établir son innocence. En l'absence de fait nouveau, il pourra demander à l'Ordre des médecins un réexamen de sa situation à l'issue d'un délai de trois ans.
http://www.sudouest.fr/2015/05/04/fin-de-vie-le-docteur-bonnemaison-retrouve-un-poste-a-l-hopital-de-bayonne-1911057-4344.php
"A compter de ce jour, Nicolas Bonnemaison occupe un poste de chargé d'études dans le secteur administratif, auprès de la Direction des Affaires générales et de la Direction des Affaires financières", indique dans un bref communiqué la direction du Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB) à Bayonne.
Un CDD à mi-temps
"Il s'agit d'un emploi contractuel à mi-temps et à durée déterminée", précise le communiqué. La direction de l'hôpital et Nicolas Bonnemaison se sont refusés à tout commentaire ou explication sur cette décision.En février, Michel Glanes, directeur du CHCB, nous avait indiqué avoir "donné son accord pour qu'une réflexion soit engagée autour de la réintégration professionnelle du Dr Nicolas Bonnemaison."
Il sera rejugé à Angers en octobre
Poursuivi pour sept cas "d'empoisonnement" sur des patients âgés et en fin de vie entre 2010 et 2011 au sein de l'Unité d'hospitalisation de court séjour (UHCS) de l'hôpital de Bayonne - des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité -, l'ancien urgentiste, 54 ans, avait été acquitté le 25 juin par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau.Mais le Parquet général, qui avait requis cinq ans de prison avec sursis, a fait appel le 2 juillet de l'acquittement. Nicolas Bonnemaison sera donc rejugé devant une Cour d'assises, à Angers, du 12 au 23 octobre.
Toujours radié de l'Ordre des médecins
Dans une procédure disciplinaire distincte des poursuites pénales, Nicolas Bonnemaison avait, le 1er juillet 2014, été formellement radié de l'Ordre des médecins, une décision confirmée par le Conseil d'Etat le 30 décembre dernier.Nicolas Bonnemaison pourra demander le réexamen de la décision de radiation qui le frappe si, après le verdict en appel à Angers, des faits ou éléments nouveaux sont de nature à établir son innocence. En l'absence de fait nouveau, il pourra demander à l'Ordre des médecins un réexamen de sa situation à l'issue d'un délai de trois ans.
http://www.sudouest.fr/2015/05/04/fin-de-vie-le-docteur-bonnemaison-retrouve-un-poste-a-l-hopital-de-bayonne-1911057-4344.php
dimanche 14 juillet 2013
Forme : 5 exercices pour rester en forme quand on a mal au dos
Le mal de dos qui vous fait souffrir ne vous interdit pas de faire du sport. Avec quelques exercices adaptés, vous pouvez prendre soin de votre silhouette pendant l’été et aussi de votre dos. Lucile Woodward, coach sportif, vous explique comment faire. Suivez le guide ! Le demi-pont
La position du demi-pont est idéale pour assouplir la colonne vertébrale. La répétition de cet exercice soulage progressivement le mal de dos.
Allongez-vous sur un tapis de sol. Placez vos pieds à 10 cm des fesses. Poussez sur les talons et montez vos fesses vers le plafond. Le bassin, les genoux et les épaules doivent être alignés. Les bras sont descendus vers les pieds, les mains jointes.
Poussez sur les talons et montez encore votre bassin. Les épaules sont descendues à distance des oreilles et les mains se rapprochent le plus possible des talons. Tenez 30 secondes et recommencez l’exercice autant de fois que vous le souhaitez.
Le vélo hollandais
Le vélo type "hollandais", qui a la selle plus basse que le guidon, respecte la position naturelle de votre colonne vertébrale. Cet atout ergonomique permet de garder le dos bien droit et de ne pas pencher le buste en avant. Pratique pour profiter des bienfaits du vélo tout en gardant une posture confortable !
Un stretching des jambes
Une raideur de la chaîne musculaire postérieure (mollets, arrière des cuisses, fessiers), en créant des tensions au niveau des vertèbres du bas du dos, peuvent donner des douleurs aux lombaires. Des étirements réguliers sont bienvenus pour alléger la colonne vertébrale.
Allongée sur le sol ou votre lit, jambes fléchies, pieds à plat sur le sol. Ressentez la cambrure naturelle de votre dos et maintenez-la pendant toute la durée de l’étirement.
Levez la jambe droite, allongez-la vers le plafond sans cambrer plus le dos ni le plaquer au sol.
Placez vos mains derrière la cuisse droite et, doucement, essayez de rapprocher la jambe droite de votre buste. C’est normal si ça tire un peu. Maintenez la position 30 secondes à 1 minute sans que votre jambe tremble. Toujours en douceur, reposez le pied droit sur le sol, et passez à la jambe gauche.
Un étirement des fessiers
Des fessiers trop contractés peuvent tirer sur le bassin et donner mal au dos. Un étirement régulier (...) Lire la suite sur Topsanté
La position du demi-pont est idéale pour assouplir la colonne vertébrale. La répétition de cet exercice soulage progressivement le mal de dos.
Allongez-vous sur un tapis de sol. Placez vos pieds à 10 cm des fesses. Poussez sur les talons et montez vos fesses vers le plafond. Le bassin, les genoux et les épaules doivent être alignés. Les bras sont descendus vers les pieds, les mains jointes.
Poussez sur les talons et montez encore votre bassin. Les épaules sont descendues à distance des oreilles et les mains se rapprochent le plus possible des talons. Tenez 30 secondes et recommencez l’exercice autant de fois que vous le souhaitez.
Le vélo hollandais
Le vélo type "hollandais", qui a la selle plus basse que le guidon, respecte la position naturelle de votre colonne vertébrale. Cet atout ergonomique permet de garder le dos bien droit et de ne pas pencher le buste en avant. Pratique pour profiter des bienfaits du vélo tout en gardant une posture confortable !
Un stretching des jambes
Une raideur de la chaîne musculaire postérieure (mollets, arrière des cuisses, fessiers), en créant des tensions au niveau des vertèbres du bas du dos, peuvent donner des douleurs aux lombaires. Des étirements réguliers sont bienvenus pour alléger la colonne vertébrale.
Allongée sur le sol ou votre lit, jambes fléchies, pieds à plat sur le sol. Ressentez la cambrure naturelle de votre dos et maintenez-la pendant toute la durée de l’étirement.
Levez la jambe droite, allongez-la vers le plafond sans cambrer plus le dos ni le plaquer au sol.
Placez vos mains derrière la cuisse droite et, doucement, essayez de rapprocher la jambe droite de votre buste. C’est normal si ça tire un peu. Maintenez la position 30 secondes à 1 minute sans que votre jambe tremble. Toujours en douceur, reposez le pied droit sur le sol, et passez à la jambe gauche.
Un étirement des fessiers
Des fessiers trop contractés peuvent tirer sur le bassin et donner mal au dos. Un étirement régulier (...) Lire la suite sur Topsanté
vendredi 12 juillet 2013
La vente de médicaments en grandes surfaces "n'est pas envisagée", dit Touraine
La vente de médicaments en grandes surfaces "n'est pas envisagée par le gouvernement", a affirmé vendredi à l'AFP la ministre de la Santé, Marisol Touraine, alors que cette hypothèse a été émise par l'Autorité de la concurrence pour faire baisser les prix.
Alors que l'autorité de la concurrence a proposé jeudi de vendre des médicaments en grande surface, la ministre de la santé a rapidement écarté cette possibilité. "L'hypothèse d'une vente des médicaments, même non soumis à prescription obligatoire, en grandes surfaces, n'est pas envisagée par le gouvernement", a voulu rassurer Marisol Touraine ce vendredi, jour du lancement de la vente en ligne de médicaments sans ordonnance sur des sites adossés à une vraie pharmacie. Selon son entourage, la ministre est "particulièrement attentive à ce que le circuit du médicament soit sécurisé et que la consommation des médicaments soit maîtrisée".
En France, l'organisation de la distribution des médicaments est "garante d'un bon approvisionnement de la population", rappelle-t-on de même source, en soulignant qu'elle repose notamment sur un réseau dense de pharmacies, soumis
au régime de la liberté des prix pour les produits non remboursés.
au régime de la liberté des prix pour les produits non remboursés.
Un encadrement strict de la vente en ligne
Concernant la vente de médicaments en ligne, la France, qui applique une directive européenne de 2011 sur le sujet, a choisi d'encadrer strictement ce mode de distribution, pour éviter qu'elle soit la porte ouverte à la contrefaçon et préserver l'accès à un conseil pharmaceutique, rappelle-t-on au ministère. Les sites doivent être autorisés par les Agences régionales de santé (ARS).
Juste avant le lancement de ces e-pharmacies, l'Autorité de la concurrence a notamment relevé une "disparité très forte des prix des médicaments non remboursables" pouvant aller de 1 à 4 selon les pharmacies. L'ouverture de la vente sur internet des médicaments d'automédication devrait permettre aux patients de mieux encore comparer les prix, estime-t-on au ministère.
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