lundi 7 septembre 2015

La maladie d'alzheimer

Médecine: Des chercheurs planchent sur un poumon artificiel portatif

Améliorer le quotidien des patients souffrants d’insuffisance pulmonaire, non éligibles à la greffe. Un objectif qui pourrait se concrétiser grâce aux travaux des chercheurs de l’hôpital Marie-Lannelongue (Hauts-de-Seine), qui ont mis au point un poumon artificiel.

5 millions d’euros de financement

D’après Europe 1, qui révélait l’information ce matin, le poumon artificiel se compose d’un système portatif (avec batterie et oxygénateur intégrés) qui prendra la forme d’une ceinture placée sous la poitrine [autour du thorax]. Grâce à une canule, située dans une artère « à la base du cou » le dispositif enverra du sang chargé d’oxygène dans le coeur du patient précise le Pr Olaf Mercier, responsable du projet.
Pour mettre au point le système, l’équipe du centre a reçu un financement de 5 millions d’euros. A terme, les chirurgiens espèrent réaliser les premières implantations d’ici à 5 ans.

http://www.20minutes.fr/sante/1681023-20150907-medecine-chercheurs-planchent-poumon-artificiel-portatif

mercredi 20 mai 2015

Un cas de légionellose au logement-foyer

Depuis le 24 avril, une pensionnaire du logement-foyer La Résidence de Souillac, âgée de 89 ans, est hospitalisée à Brive pour cause de légionellose. Le diagnostic a été confirmé hier par l'Agence régionale de santé, dont une délégation doit se rendre aujourd'hui même dans l'établissement lotois. La patiente serait «aujourd'hui guérie» selon l'ARS, alors que la famille la jugeait hier toujours «dans un état grave».
Thierry Albouys, directeur du logement-foyer (établissement dépendant du Centre communal d'action sociale) revient sur les faits. «Cette personne, résidant ici depuis le 4 avril 2015, ne présentait aucun symptôme avant le 24 avril. Ce jour-là, il a été signalé dans la journée qu'elle était très essoufflée et, à 19 heures, le personnel de garde a appelé le médecin qui a décidé son hospitalisation. Les fiches de transmission l'attestent et l'équipe a donc géré au mieux.»
Durant le week-end, l'hôpital de Brive a décelé une légionellose et, dès le lundi, Thierry Albouys affirme avoir pris les devants et contacté l'Agence régionale de santé. Selon lui, ce problème de légionellose pourrait faire suite à la réhabilitation du logement-foyer. «Les travaux d'alimentation en eau, passant d'un réseau ancien en cuivre à un réseau tout neuf, ont pourtant été réalisés en respectant les normes de sécurité et en créant des bouclages sur le circuit d'eau chaude. Aucun autre cas ne s'est déclaré et des analyses sont en cours pour déterminer si cette légionellose a été contractée sur place ou pas», explique la direction qui précise que «la famille a rapidement été reçue lors d'une réunion avec Lot Habitat, maître d'ouvrage, le responsable de la maîtrise d'œuvre et les artisans plombiers», souligne Thierry Albouys.
Le résultat des analyses sera connu d'ici une dizaine de jours.
En les attendant, des mesures de précaution ont été prises : les douches n'ont été rétablies qu'une fois posés des filtres anti-légionelles sur les pommeaux et le réseau d'eau chaude sanitaire a été purgé. L'ARS rappelle que la légionellose n'est pas une maladie contagieuse d'une personne à une autre. Elle est contractée par voie respiratoire, en respirant les gouttelettes d'une eau chaude ou celles produites par les tours aéroréfrigérantes de climatisation. Elle est traitée par antibiotiques.
1 200 cas sont répertoriés chaque année en France, dont six l'an dernier dans le Lot.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/20/2108204-souillac-un-cas-de-legionellose-au-logement-foyer.html

mardi 19 mai 2015

Cardiologie : le pari des thérapies cellulaires

Le CHU de Toulouse lance l'Institut Cardiomet pour promouvoir la recherche et renforcer les soins dans les pathologies cardiovasculaires et métaboliques. La thérapie cellulaire en sera un point fort.
Le calendrier ne pouvait pas mieux tomber. Alors que le CHU de Toulouse lance demain l'Institut Cardiomet, sous le parrainage du chef d'orchestre Michel Plasson et du rugbyman Thierry Dusautoir, ses équipes de recherche et d'intervention en cardiologie multiplient les essais de thérapie cellulaire. En cette année 2015, elles sont sur le pont pour quatre protocoles de recherche. «Dans les classements, avec la clinique Pasteur et le CHU, Toulouse arrive toujours en tête pour les soins en cardiologie mais traîne à la 5e place pour la recherche. Nous pouvons apporter plus d'innovations au patient », glisse le professeur Jérôme Roncalli qui a réalisé en 2009 à l'hôpital Rangueil la première injection de cellules souches autologues dans le cœur d'un patient via l'artère fémorale. Ce programme, MESAMI (Mesemchymal and myocardial ischemia), vient d'entrer dans sa deuxième phase. Il consiste en l'injection des propres cellules de la moelle osseuse du patient pour reconstruire son muscle cardiaque. La première phase du protocole a prouvé sa faisabilité et montré une amélioration de 7 % du volume d'éjection systolique (sang que le cœur éjecte à chaque contraction) chez des insuffisants cardiaques graves. La deuxième phase, pilotée depuis Toulouse, va inclure 90 patients suivis pendant un an dans sept centres en France. Il n'existe qu'un programme équivalent dans le monde, à Miami. La phase trois est déjà en route avec le consortium C4C (CellforCure) pour que quatre centres français produisent ces cellules. Toulouse en sera avec l'Etablissement français du sang. «
Autre protocole prometteur, MESAD, pourrait révolutionner la cardiologie du point de vue des greffes : alors qu'on pose une assistance ventriculaire gauche (cœur artificiel) au patient, on lui injecte en même temps des cellules issues de sa moelle osseuse. L'idée in fine ? Proposer au cœur un support mécanique en attendant que les cellules injectées travaillent et régénèrent le cœur et qu'on puisse, peut-être, enlever cette assistance mécanique. Ce programme pilote, le seul au monde, a déjà inclus quatre patients. «Régénérer le cœur en partie permet d'assurer au patient une meilleure qualité de vie », soutient Jérôme Roncalli.
Chez les transplantés, un programme vient également de démarrer. Il propose de régénérer des artères lésées par plusieurs années de greffon.
Enfin, une dernière étude -européenne menée avec des chercheurs de Mulhouse- est en cours d'autorisation. Elle propose d'utiliser des cellules de la moelle osseuse pour reconstituer le tissu cardiaque trois semaines après un infarctus.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/18/2106833-cardiologie-le-pari-des-therapies-cellulaires.html

dimanche 17 mai 2015

Médecins généralistes « à bout »

Les cabinets médicaux de la région de Roanne, dans la Loire, seront fermés en quasi-totalité lundi, mardi et mercredi. Ce mouvement spontané, né mi-avril, commence à avoir un écho national et pourrait faire tache d’huile.
Une centaine de cabinets médicaux du Roannais seront fermés lundi, mardi et mercredi prochains. « Soit la grande majorité des médecins généralistes de Roanne et de son bassin de vie » précise le docteur Bruno Pagès, l’un des co-organisateurs de la grève.
Le mouvement sera-t-il de la même ampleur dans le reste du département de la Loire ? « Nous n’avons pas de remontées de Saint-Etienne pour l’instant ». Mais le virus pourrait s’avérer très contagieux…
À l’origine de ce « Printemps de Roanne », le coup de sang du docteur Michel Serraille, 62 ans. Roannais. Et ulcéré au lendemain du vote du projet de loi de santé, le 14 avril, par l’Assemblée nationale. Le toubib envoie un e-mail révolté à une poignée de confrères du secteur. Bingo !
Le docteur Bruno Pagès se souvient que « la décision de nous rassembler et de discuter des dangers de la loi Marisol Touraine est née rapidement. Lors de la première réunion, quarante-huit médecins étaient présents sur les cinquante-deux que compte l’agglomération roannaise ».

D’autres actions « plus dures » ?

L’assemblée décide d’écrire une lettre ouverte aux patients et à la population. Et de mettre en œuvre une mesure emblématique : les généralistes seront aux abonnés absents trois jours consécutifs. « Nous allons fermer nos cabinets de lundi à mercredi prochains. La réouverture est prévue le jeudi 21 mai. Mais en fonction des réponses obtenues de la part des élus locaux et nationaux, d’autres actions, plus dures, pourraient être organisées… »
Les grévistes ont alerté les autorités, à commencer par les urgences du centre hospitalier, quant « à la surcharge de travail qui pourrait se présenter la semaine prochaine ».
Entre-temps, de proche à proche et boosté par le bouche-à-oreille, le mouvement a enflé. « Nous sommes passés de quarante-huit médecins à une centaine, poursuit le docteur Pagès. Tout le bassin du Roannais s’est associé de façon massive à notre action. J’ai été contacté par des médecins de Saône-et-Loire, qui réfléchissent aux suites à donner à notre mouvement local. Et nous savons que notre initiative interpelle d’autres confrères en France ».
Née dans le nord de la Loire, la révolte des généralistes « à bout » pourrait donc faire tache d’huile. D’autant que le docteur Serraille, qui poursuit ce week-end son combat sur les médias nationaux, va trouver là un relais de taille pour ce « Printemps de Roanne » !
L’objectif, désormais ? « Fédérer tous ces mouvements contestataires, afin d’exprimer notre opposition à la loi Touraine. »
Précision d’importance : « Il s’agit d’un mouvement totalement spontané. Nous ne sommes liés ni aux syndicats, ni aux partis politiques ». Juste une médecine de famille, qui est à bout de souffle.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2015/05/17/medecins-generalistes-a-bout

samedi 16 mai 2015

Et si votre poignée de main pouvait prédire une prochaine crise cardiaque ?

Selon une récente étude canadienne, la vigueur de votre poignée de main pourrait indiquer un risque accru de subir un AVC, une crise cardiaque ou même un cancer.
 
Celui que vous saluez a une petite poigne, contrairement à vous ? Alors c'est qu'il a de plus grands risques que vous d'être victime d'un AVC ou d'une crise cardiaque : c'est, pour résumer assez grossièrement, les résultats d'une large étude effectuée par l'équipe de chercheurs menée par Darryl Leong de l'Université McMaster d'Hamilton, au Canada, pour qui "la force de la poignée de main pourrait être un test facile et bon marché pour évaluer les risques de décès et risques de maladies cardiovasculaires".
Selon les chercheurs cités par la revue médicale britannique The Lancet, il serait possible de prévenir nombres de maladies. Les résultats de cette enquête menée sur quelques 140 000 personnes âgées de 35 à 70 ans et venant de 17 pays différents seraient probants : une baisse de 5kg dans la pression exercée par votre main est associée à une hausse de 16% des risques de mourir de manière prématurée, 7% de souffrir d'une crise cardiaque et de 9% d'avoir un AVC !

vendredi 15 mai 2015

Toulouse expérimente le suivi dans l'après cancer

Le professeur Guy Laurent expérimente un dispositif de suivi de patients après le traitement de leur cancer. Il a ainsi permis d'identifier des souffrances souvent ignorées.
Qui se soucie des patients après le traitement de leur cancer ? Leur oncologue ? Oui, deux à trois fois par an, au cours d'une consultation -parfois expéditive- d'où le patient repart avec une ordonnance pour le prochain scanner. Le médecin traitant ? Oui aussi, mais le généraliste n'est pas toujours bien armé pour répondre aux difficultés psychologiques ou aux conséquences d'un traitement par chimiothérapie pourtant terminé. «On ne s'intéresse pas assez aux séquelles des traitements, aux maladies associées, à l'anxiété, la dépression… Il faut un modèle partagé », constate le professeur Guy Laurent de l'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole.
Précurseur avec l'expérience AMA (Assistance des malades en ambulatoire, 1 700 patients suivis depuis 2006), l'onco-hématologue a lancé AMA AC (Assistance des malades en ambulatoire après cancer) en 2012 en s'appuyant sur les infirmières de coordination et sur 178 médecins généralistes. Ces derniers se chargent de la partie somatique avec une grille d'évaluation (état général, fatigue, douleurs…) et l'infirmière recense les événements psychosociaux. L'oncologue, qui peut intervenir à la demande, analyse toutes ces données et peut alerter le généraliste ou lui suggérer de faire intervenir un spécialiste.
«L'après cancer concerne 2,5 millions de personnes en France. Cette démographie est galopante parce que les taux de guérison augmentent. Ces patients vont-ils bien ? La réponse est clairement non » poursuit le médecin.

«Ne pas lâcher les malades »

Les premiers résultats de l'expérience, sur 115 patients traités par chimiothérapie pour un lymphome agressif, mettent en avant une qualité de vie détériorée dans 20 % des cas : séquelles des traitements (neuropathie 24,4 %, douleurs articulaires 64,3 %), complications cardiovasculaires (13,9 %), fatigue chronique (20 %), troubles d'anxiété (20 %), dépression (10 %), syndrome de stress post-traumatique (20 %).
«Nous ne devons pas lâcher les malades. Il faut très vite détecter ce qui pose problème, dès la fin du traitement. AMA AC est un dispositif coûteux en temps mais la démarche est performante, plébiscitée par les patients. Le système se base sur un transfert de compétences qui nous est aussi reproché… Mais on ne peut pas demander à un oncologue d'être à la fois disponible, au top pour les consultations d'annonce et le choix des traitements, et en même temps de suivre des patients guéris depuis dix ans. Dans notre étude, seulement 6 % des patients ont exigé de revoir l'oncologue », souligne Guy Laurent.
AMA AC, financée jusqu'en 2017, constitue un des volets du programme de recherche Captor (10 millions d'€). Elle a inspiré l'équipe d'onco-hématologie de Catherine Thieblemont qui va démarrer un programme similaire à l'hôpital Saint Louis (Paris).
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/15/2105027-toulouse-experimente-le-suivi-dans-l-apres-cancer.html