jeudi 18 avril 2013

L'invasion des mycoses

Chaque année en France, plus de 3 600 patients sont hospitalisés pour une mycose invasive. Et « un tiers au moins en décède ». De quoi s'agit-il ? Qui sont les personnes à risque ? Réponses ce mardi dans un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré à ce sujet.
Les infections fongiques invasives (IFI) sont des maladies dues à certaines espèces de champignons, notamment de type Aspergillus ou Candida. Ces pathogènes peuvent entraîner des affections gravissimes chez des patients hospitalisés et/ou dont le système immunitaire est affaibli.
C'est ainsi que 35 876 cas d'IFI ont été identifiés entre 2001 et 2010 en France. « Le taux de létalité a été de 27,1% », précise Dounia Bitar (Institut de Veille sanitaire) à la tête d'une étude publiée dans le BEH. Trois types d' infections invasives se dégagent: les candidémies (43,3%), les pneumocystoses (26,1%) et les aspergilloses (23,9%).
« L'incidence de ces maladies est en hausse (+1,5% par an), ces dernières années, en lien notamment avec l'augmentation du nombre de personnes immunodéprimées », poursuivent les auteurs. La mortalité l'est également, de l'ordre de 2,9% par an.
Investir dans la recherche
D'une manière générale, il s'agit de patients immunodéprimés : que l'immunosuppression soit liée à des chimiothérapies anticancéreuses, à la corticothérapie à haute dose dans les transplantations d'organes et de cellules souches hématopoïétiques... Les rédacteurs du BEH citent également une augmentation du nombre de cas de « candidémies associées au diabète » et des aspergilloses liées aux maladies respiratoires chroniques.
Comme le souligne le Pr Renée Grillot (Université Joseph Fourier, Grenoble) dans l'éditorial de ce Bulletin, « les IFI restent un défi pour le futur ». Elle insiste sur le « besoin d'investir rapidement et significativement dans la recherches sur ces maladies infectieuses. Afin que l'on ne tombe pas en panne de nouvelles stratégies et de nouveaux médicaments ».
Ecrit par : David Picot – (...) Lire la suite sur destinationsante.com

mercredi 17 avril 2013

Distilbène : un risque pour la 3e génération ?

Une étude épidémiologique est lancée en France pour évaluer toutes les conséquences du Distilbène. Les chercheurs vont notamment se concentrer sur le risque de cancer du sein, notamment pour la... 3e génération. Car après les mères – qui ont pris ce médicament donc - puis les fils et filles exposés in utero, les petits-enfants pourraient également être concernés par des risques sanitaires. C'est tout l'enjeu de ce travail.
Le scandale sanitaire lié aux effets indésirables du Distilbène - une hormone de synthèse destinée à prévenir les accouchements prématurés - a débuté en 1971. Au cours des 40 dernières années, il a été démontré que les filles exposées au distilbène in utero souffrent de malformations génitales, de cancers particuliers du col de l'utérus ou du vagin, d'infertilité, de complications de grossesses ou de ménopause précoce.
Et maintenant le cancer du sein ?
Aujourd'hui une nouvelle crainte concerne le risque de cancer du sein. Deux grandes études ont été menées sur ce sujet, avec des résultats discordants. Un travail américain a constaté un doublement des risques pour les filles exposées in utero. Pour leur part, des chercheurs néerlandais n'ont pas observé de lien.
En France, la Mutualité française, l'association de patients Réseau D.E.S. (en référence au nom de la molécule, diéthylstilboestrol) et l'Agence du médicament (ANSM) ont annoncé hier le lancement d'une enquête. Les mères qui ont pris cette hormone, leurs enfants et leurs petits-enfants sont ainsi invités à répondre en quelques minutes à un questionnaire anonyme disponible sur Internet. Concernant la troisième génération, les données scientifiques actuellement disponibles sont rassurantes. Toutefois, cette étude devrait permettre de mieux apprécier les risques éventuels.
Pour accéder au questionnaire de l'étude « Santé publique : quelles conséquences du Distilbène ? », consultez le site www.des-etudes3generations.org. Vous pouvez également appeler le 05 58 75 50 04 ou écrire à (...) Lire la suite sur destinationsante.com

Anti-âge: les compléments alimentaires sont-ils efficaces?

Après s’être intéressés à la beauté de nos cheveux et à notre tonus en hiver, les laboratoires nous proposent de plus en plus de complexes nutritifs antioxydants. Et parce qu’ils promettent d’agir sur le vieillissement, nous sommes de plus en plus nombreux à les utiliser. Peut-on leur faire confiance? Et comment les choisir?
Lorsqu’on l’interroge sur l’intérêt des compléments alimentaires, Eric Cazenave répond sans hésiter : "L’idéal serait de pouvoir s’en passer !" La réponse a de quoi surprendre venant d’un chef de produits des laboratoires Dergam, l’un des principaux acteurs du secteur. Et pourtant elle résume parfaitement leur rôle. Oui, ces apports de micronutriments peuvent être bénéfiques pour notre santé et tenir leurs promesses. À condition de ne pas les consommer à tort et à travers. Et de se rappeler une chose: ils n’ont pas pour but de remplacer une "bonne" assiette, mais de compenser d’éventuels déficits dans notre alimentation.
Des déficits qui seraient de plus en plus fréquents. "Nous consommons de plus en plus de produits transformés, affirme Eric Cazenave. Les protéines, vitamines, et minéraux qu’ils contiennent sont moins assimilables par notre organisme, ce qui peut entraîner certaines carences." D’où l’intérêt des micronutriments connus pour agir sur les effets du vieillissement (associés bien sûr à des menus riches en fruits, légumes et produits non raffinés). Qu’on les trouve en gélules, ampoules ou sachets, il faut respecter quelques précautions pour en profiter au mieux.
Certains médecins, tels le Pr ­Jacques Blacher, cardiologue, doutent de ­l’efficacité des compléments alimentaires, souvent faute d’études probantes. Mais d’autres commencent à les recommander. Toutefois, même des spécialistes comme le Dr ­Christophe de Jaeger, qui sont amenés à en prescrire quotidiennement, sont formels : nous n’avons pas tous les mêmes besoins."L’offre est aujourd’hui telle et le discours marketing si bien rôdé (...) Lire la suite sur TopSante.com

mardi 16 avril 2013

Rein : une solution pour résoudre l’insuffisance rénale ?

Ce prototype de rein recréé en laboratoire donne de l’espoir aux personnes souffrant d’insuffisance rénale. Des scientifiques du Massachusetts General Hospital de Boston ont réussi à fabriquer un rein et à l’implanter sur des rats. Cette expérience ouvre la voie à la réalisation d’autres organes tels les poumons, le foie ou le cœur.
Concrètement, les chercheurs ont vidé le rein d’un rat avec une solution détergente. Cette enveloppe de collagène a ensuite été remplie par des cellules endothéliales humaines et des cellules rénales de rats de nouveau-nés.
Une fois rempli, le bio-rein a été transplanté sur des rats dont un rein avait été enlevé. L’organe artificiel a filtré le sang et a commencé à produire de l’urine sans aucun saignement, rejet ni caillot, explique la revue Nature Medicine, où l’étude a été publiée.
La route est encore longue avant de passer aux tests sur les humains, préviennent les scientifiques. Toutefois, l’objectif de cette expérience est d’aider les personnes souffrant d’insuffisance rénale dont le quotidien est rythmé par les dialyses, explique Harald Ott, du centre hospitalier du Massachusetts.
Si les recherches sur cette technologie avancent, les patients en attente d’une greffe de rein pourraient recevoir de nouveaux organes dérivés de leurs propres cellules afin de limiter les risques de rejet, affirme le spécialiste de la médecine régénérative.
>> A lire aussi : Prenez soin de vos reins
Reins : c'est grave une pyélonéphrite ?

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Les décès de nouveau-nés augmentent dans le monde

En 2011, trois millions de bébés sont morts dans les quatre semaines qui ont suivi leur naissance. Un chiffre en hausse. Les pays les plus touchés sont ceux d'Asie du Sud-est et ceux d'Afrique sub-saharienne.
Le nombre de nouveau-nés qui décèdent durant leur premier mois a augmenté au cours des dernières années, alors même que de manière globale, la mortalité infantile diminue. "Les nouveau-nés continuent de mourir", s'indigne Gary Darmstadt, directeur au sein de la Fondation Bill et Melinda Gates, une fondation philanthropique américaine active dans le domaine de la santé. Et ce, malgré les meilleures connaissances que l'on a des causes de la mortalité post-natale et des moyens de la combattre.
Le pourcentage de décès de nouveau-nés, par rapport à la mortalité infantile dans son ensemble, est en hausse. Il est passé de 36% en 1990 à 43% en 2011, a indiqué la vice-présidente de l'Unicef Geeta Rao Gupta. En 2011, près de 6,9 millions d'enfants sont morts avant l'âge de cinq ans, dont 3 millions au cours de leurs quatre premières semaines de vie. Les pays les plus touchés sont ceux du Sud-est asiatique et ceux de l'Afrique sub-saharienne.
Des décès liés aux complications pendant l'accouchement
Pour Graca Machel, l'épouse de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, très active dans les ONG humanitaires, "les deux tiers de ce type de mortalité peuvent être évités" par des mesures simples et peu onéreuses. Surtout que la plupart touche des familles pauvres et démunies. Les principales causes des décès néo-natals ? Les complications liées aux naissances avant terme ou durant l'accouchement ainsi que l'absence de soins adéquats pour les mères.
Une récente étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine a montré que le Rwanda avait enregistré les meilleurs résultats en Afrique en réussissant à faire baisser la mortalité post-natale de 6,2% par an. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, a enregistré le plus mauvais résultat, avec un quart de million de nouveau-nés qui meurent par an, un chiffre en augmentation sur les vingt dernières années.
Lundi une centaine d'experts venus de cinquante pays s'étaient réunis pour examiner les moyens de lutter contre la mortalité post-natale dans le cadre d'une conférence à Johannesburg en Afrique du Sud. La responsable de l'Unicef, Geeta Rao Gupta, a déclaré qu'elle souhaitait "une nette baisse de mortalité post-natale d'ici 2015". "Nous avons donc mille jours devant nous pour changer les chiffres de façon significative", a-t-elle dit.
 

L’hémophilie se traite de mieux en mieux

Un hémophile vivait en moyenne 12 ans au début du 19eme siècle. Il vit aujourd’hui plus de 60 ans. Les progrès thérapeutiques ont aussi entrainé une amélioration de la qualité de vie, particulièrement nette en France.
Les petits hémophiles dont on découvre la maladie aujourd’hui n’ont pas la même vie que ceux d’il y a seulement trente ans ! Dépistés plus tôt, ils sont souvent traités de façon préventive, ce qui diminue les risques de saignements, notamment au niveau des articulations. "Ces hémorragies à répétition finissent par abîmer les membranes articulaires et constituent la principale source de handicap", explique Thomas Sannié, président de l’association française des hémophiles*. Lui n’a connu les injections préventives qu’à l’âge de 35 ans. Maintenant, les hémophiles peuvent en bénéficier, si nécessaire, dès la découverte de la maladie.
Les premiers signes apparaissent vers l’âge de la marche
La maladie est généralement découverte à l’âge de la marche. En apprenant à marcher, les petits hémophiles se font des gros bleus au moindre choc, signe de saignements qui ont du mal à s’arrêter. Et pour cause, puisque l’hémophilie est un trouble de la coagulation. Une fois le diagnostic établi, l’idéal est d’être pris en charge dans un centre spécialisé, comme il en existe maintenant dans chaque département. Outre les bilans et les prescriptions, ces centres donnent aux familles les moyens de s’informer et de prendre en charge la maladie. Près de 70% des parents assument ensuite la responsabilité du traitement de leur enfant. Et dès l’âge de 10 /11 ans, ceux-ci sont capables de se faire eux-mêmes les piqures. Il s’agit d’injections intraveineuses, donc plus délicates que celles que se font les diabétiques.
Les injections de facteurs de la coagulation sont devenues sûres
Les médicaments que les hémophiles s’injectent ou se font injecter par les infirmières sont des concentrés des facteurs de la coagulation qui leur manquent. Ils sont (...) Lire la suite sur TopSante.com

lundi 15 avril 2013

La Fabrique à menus: Un site qui fait (presque) à manger à votre place

L’Inpes lance un générateur de menus équilibrés en ligne...
Difficile de manger sain? Pour y remédier, le site mangerbouger.fr de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a lancé officiellement ce lundi un générateur de menus équilibrés en ligne. La Fabrique des menus vient à la rescousse des familles qui veulent manger bon et bien.

Recette et liste de courses

La démarche se veut simple à utiliser et modulable. Les suggestions de repas sont proposées pour une période de deux à sept jours, pour une à huit personnes.
Pour les plus pressés et les régimes alimentaires spécifiques, deux options Repas express et Sans porc sont également disponibles. Dans tous les cas, les menus personnalisés sont accompagnés des recettes détaillées et de la liste de courses qui va avec.

Des repas équilibrés et économiques

Plus de 2.300 recettes sont ainsi suggérées ce qui représente plus d’un million de combinaisons possibles. Toutes prennent en compte les recommandations du Programme national Nutrition Santé (PNNS) et sont élaborées en fonction des fruits et légumes de saison.
Parce que bien manger ne signifie pas forcément dépenser beaucoup, l’Inpes précise que ces menus ne coûtent pas plus de six euros par jour et par personne pour des menus comprenant petit déjeuner, déjeuner et dîner.
Il ne manque plus que l’application fasse elle-même les courses et prépare les repas pour que l’outil soit parfait.