vendredi 8 mai 2015

Le virus Ebola découvert dans l'œil d'un médecin

Le virus Ebola a été découvert pour la première fois dans l'oeil d'un ancien malade deux mois après sa guérison de l'infection, a rapporté jeudi le New England Journal of Medicine. Il s'agit d'un médecin américain, le Dr Ian Crozier, 43 ans, qui avait été déclaré malade d'Ebola en septembre 2014 alors qu'il travaillait pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Sierra Léone.

Il avait été rapatrié aux Etats-Unis pour être soigné à l'Hôpital Emory à Atlanta (Géorgie) dans une unité spécialement aménagée. Le Dr Crozier était sorti en octobre du centre hospitalier n'ayant plus de trace du virus.

Mais deux mois plus tard, il a eu une inflammation de l'oeil gauche dans lequel la pression intra-oculaire était très élevée, provoquant un enflement et de sérieux problèmes de vision. Il est retourné à l'Hôpital Emory où un ophtamologue, le Dr Steven Yeh a effectué un prélèvement du fluide dans la chambre antérieure de l'oeil pour l'analyser découvrant la présence du virus Ebola qui n'était toutefois pas présent dans les larmes et les tissus extérieurs de cet oeil.

Une possible contamination oculaire

De ce fait, il ne présentait pas de danger d'infection pour les autres. Mais, a souligné le Dr Yeh, ce cas montre que les survivants de l'infection par Ebola doivent se faire suivre pour une possible contamination oculaire. On ignore combien de temps elle peut persister. Cette infection a provoqué une uveitis, une inflammation de l'intérieur de l'oeil. Outre une perte importante de sa vision, l'iris de l'oeil a changé de couleur passant du bleu au vert dix jours après le début des symptômes.

Après un traitement intensif avec différents médicaments dont un corticostéroïde, le Dr Crozier a commencé à récupérer la vision perdue mais pas encore totalement à ce jour. Son oeil a aussi retrouvé sa couleur normale.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/05/08/97001-20150508FILWWW00012-le-virus-ebola-decouvert-dans-l-il-d-un-medecin.php

mardi 5 mai 2015

Et voici l'autotest du sida

Réclamé de longue date par les associations et médecins, promis par la ministre de la Santé en décembre dernier pour cet été, le premier autotest sanguin de dépistage du sida va cette fois vraiment arriver en pharmacie. Fabriqué et commercialisé par la société française AAZ, il vient d'obtenir son marquage CE, sésame sans lequel sa vente sur le territoire était impossible
Le temps de le produire en quantité et de peaufiner quelques derniers détails, il sera disponible fin juin. De la même façon que l'on peut y acheter un test de grossesse, on pourra donc se procurer de quoi tester une goutte de sang et en quinze minutes connaître sa séropositivité. Sans passer préalablement par la case médecin, structure associative ou centre de dépistage, fût-il anonyme et gratuit.

Pour quoi faire ? En 2010, la gamme d'outils pour traquer la séropositivité s'était déjà élargie avec l'arrivée de tests d'orientation au diagnostic rapide (Trod) qui ont été mis à disposition des structures associatives. Accessible encore plus largement, l'autotest est salué par tous les spécialistes comme une arme de plus dans la lutte contre la propagation du virus, notamment pour aller chercher l'épidémie cachée -- et la traiter au plus vite --, chez ceux qui s'abstiennent de tout test, car ne se sentant pas « à risque ». Il ne s'agit pas d'un diagnostic complet, mais bien d'un dépistage qui détecte les anticorps produits lors de l'infection au VIH, indicateurs d'une réaction du système immunitaire qui a rencontré le virus.

Quelle fiabilité ? Comme le test Biosure HIV Self, autorisé dans les pharmacies anglaises il y a une semaine, l'autotest VIH made in
France a une fiabilité proche des 100 %. Rien ne sert cependant de se précipiter en pharmacie dès le lendemain d'un rapport à risque. « On ne peut pas aller plus vite que la musique de nos corps », précise l'infectiologue Gilles Pialoux : il existe en effet un temps de séroconversion pendant lequel aucun anticorps n'est détectable. AAZ assure la fiabilité maximum de son autotest pour une infection qui date de trois mois, au minimum.

Où l'acheter, à quel prix ? L'autotest sera vendu 28 € (25 € si le
gouvernement lui accorde une TVA à 5 % comme le préservatif) en pharmacie, en libre-service, ou sur le site Internet d'une officine. Les cabinets médicaux n'en auront pas à disposition, pas plus qu'ils n'ont eu accès aux Trod. « La législation en interdit la vente aux professionnels de santé, regrette Pierre, médecin généraliste. Il serait pourtant intéressant -- et simple -- de pouvoir le proposer à nos patients de la même façon qu'on leur propose un dépistage cholestérol... » Les structures associatives, elles, sont en pourparlers pour en obtenir et pouvoir dépister gratuitement les populations pour lesquelles le prix est trop élevé.

Et après, on fait quoi ? Si le test est positif, on ne le garde évidemment pas pour soi, prostré dans sa salle de bains ou en faisant l'autruche. « On n'est heureusement plus à l'époque où l'on songeait à se jeter par la fenêtre en cas de séropositivité », rassure-t-on chez Aides. Le dépistage, qui doit d'abord être suivi d'une prise de sang pour confirmer le diagnostic, permet d'être mis sous traitement rapidement : éviter, du coup, la propagation du virus à ses très proches et l'évolution vers la maladie déclarée. Pour ceux qui ne sauraient à quel médecin se vouer, la mise à disposition du test ira de pair avec l'accessibilité de la plate-forme d'écoute et d'orientation gratuite de Sida Info Service, 7 jours sur 7.

http://www.leparisien.fr/societe/et-voici-l-autotest-du-sida-05-05-2015-4746809.php

lundi 4 mai 2015

Coeur artificiel Carmat : le 2e patient implanté est décédé

Le deuxième patient qui s'est vu implanter un coeur artificiel Carmat est mort samedi d'une insuffisance respiratoire, près de 9 mois après son opération. C'est la société qui l'a annoncé ce lundi dans un communiqué.
Il y a un mois à peine, les nouvelles étaient pourtant rassurantes. Le deuxième patient ayant reçu un coeur artificiel conçu par Carmat est décédé le 2 mai, a annoncé ce lundi la société française dans un communiqué, confirmant une information de Libération. Il a été hospitalisé à Nantes vendredi 1er mai dans la soirée à la suite d'une insuffisance circulatoire. "Une dérive fonctionnelle de la prothèse" a été constatée. Une nouveau coeur lui a alors été implanté mais le patient a souffert de complications post-opératoires.

L'homme de 69 ans avait été opéré pour la première fois le 5 août dernier au CHU de Nantes (Loire-Atlantique). Il aura donc survécu près de neuf mois avec le coeur artificiel.
Dans un entretien au JDD en avril dernier, il disait pourtant se "sentir revivre". Son médecin racontait même que son patient avait repris l'activité physique et saluait ses progrès. "Son quotidien, c'est celui de nous tous", affirmait ainsi le spécialiste à ce moment-là.
Un 3e patient implanté


Carmat a par ailleurs confirmé l'implantation de son coeur artificiel chez un troisième patient le 28 avril, dans le cadre d'un essai de faisabilité, qui doit inclure au total quatre patients en insuffisance cardiaque dont le pronostic vital est engagé à brève échéance. "La société mène actuellement l'analyse des données de la prothèse dans le respect du protocole de l'essai clinique, afin d'identifier les causes possibles du décès et d'assurer des conditions de sécurité maximale pour le troisième patient implanté", explique la société dans son communiqué. Les critères de succès comportent entre autres la survie à 30 jours après l'implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.

Le premier porteur d'un coeur artificiel Carmat, Claude Dany, 76 ans, était lui aussi décédé le 2 mars 2014, 74 jours après l'implantation

http://lci.tf1.fr/science/sante/coeur-artificiel-carmat-le-2e-patient-implante-est-decede-8604346.html

Fin de vie : le docteur Bonnemaison retrouve un poste à l'hôpital de Bayonne

L'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison a retrouvé lundi "un poste non médical" dans un service administratif de l'hôpital de Bayonne, a annoncé la direction de l'établissement.
"A compter de ce jour, Nicolas Bonnemaison occupe un poste de chargé d'études dans le secteur administratif, auprès de la Direction des Affaires générales et de la Direction des Affaires financières", indique dans un bref communiqué la direction du Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB) à Bayonne.

Un CDD à mi-temps

"Il s'agit d'un emploi contractuel à mi-temps et à durée déterminée", précise le communiqué. La direction de l'hôpital et Nicolas Bonnemaison se sont refusés à tout commentaire ou explication sur cette décision.
En février, Michel Glanes, directeur du CHCB, nous avait indiqué avoir "donné son accord pour qu'une réflexion soit engagée autour de la réintégration professionnelle du Dr Nicolas Bonnemaison."

Il sera rejugé à Angers en octobre

Poursuivi pour sept cas "d'empoisonnement" sur des patients âgés et en fin de vie entre 2010 et 2011 au sein de l'Unité d'hospitalisation de court séjour (UHCS) de l'hôpital de Bayonne - des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité -, l'ancien urgentiste, 54 ans, avait été acquitté le 25 juin par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau.
Mais le Parquet général, qui avait requis cinq ans de prison avec sursis, a fait appel le 2 juillet de l'acquittement. Nicolas Bonnemaison sera donc rejugé devant une Cour d'assises, à Angers, du 12 au 23 octobre.

Toujours radié de l'Ordre des médecins

Dans une procédure disciplinaire distincte des poursuites pénales, Nicolas Bonnemaison avait, le 1er juillet 2014, été formellement radié de l'Ordre des médecins, une décision confirmée par le Conseil d'Etat le 30 décembre dernier.
Nicolas Bonnemaison pourra demander le réexamen de la décision de radiation qui le frappe si, après le verdict en appel à Angers, des faits ou éléments nouveaux sont de nature à établir son innocence. En l'absence de fait nouveau, il pourra demander à l'Ordre des médecins un réexamen de sa situation à l'issue d'un délai de trois ans.
http://www.sudouest.fr/2015/05/04/fin-de-vie-le-docteur-bonnemaison-retrouve-un-poste-a-l-hopital-de-bayonne-1911057-4344.php